1er mars 1933
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Novotcherkassk. Régiment de liaison. À K. S. Zakharov.
« Aujourd'hui, on est en pleine lutte des classes. Les koulaks et les koulakisants cachent le grain dans des fosses, le jettent à la rivière. Le koulak Grichaev a déversé dans un trou fait dans la glace 150 pouds de blé. Quand on l'a attrapé, il a dit : « Les Rouges ont tué mon père ; ma mère a été déportée comme koulak, mon beau-père en a pris pour 10 ans alors vous pensez que je vous donnerai comme ça mon blé, vous qui avez gâché toute ma vie ». Chaque jour il y a du sabotage chez nous, mais les kolkhoziens vont le briser, ils condamnent les vols de céréales. Pour le seul mois de janvier, chez nous on a découvert 45 fosses, 2 041 quintaux de blé. À Popovka, on a découvert une cachette avec 845 quintaux ».
Stavropol. Régiment d'artillerie. À I. F. Faniuk
« La vie est devenue terrible. Partout on crève de faim. Les prisons sont pleines à craquer. Les larmes coulent à flots. Nous travaillons jour et nuit dans la brigade du komsomol et on découvre tout le temps des fosses avec chaque fois 2, 3 quintaux cachés. C'est vraiment étonnant. On a pitié de ces gens et quand on regarde ce qu'ils font — on cesse d'avoir pitié d'eux. Les kolkhoziens n'ont rien. Qu'un cheval crève, et ils sont tous là à se battre pour bouffer cette charogne. On n'a plus de semences au kolkhoze, il n'y aura rien à semer, et il y aura plein de gens encore qui vont être déférés au tribunal »
Chakhty, 16e Régiment. À Iourcenko (de la part de ses parents, stanitsa Novo-Dereviankovskaia).
« Plein de gens crèvent de faim chez nous. Il se passe bien cinq jours avant qu'on les enterre. Les gens sont affamés. Ils arrivent pas à creuser des tombes, la terre est gelée. On met les cadavres dans les hangars, on enterre dans les jardins. Les gens ont une tête terrible, les yeux sont tout petits, avant de mourir, ils dégonflent un peu, ils deviennent tout jaunes, ils tentent d'entrer dans les maisons pour se trouver un coin où crever. Les jeunes mendient un petit bout de concombre. Je ne sais pas quelle mort affreuse nous attend ».
Novotcherkassk. À Ermolenko (de la part de sa soeur, Konstantinovskoie, district d'Armavir).
« On n'a plus rien à bouffer. Chez nous, au moins 400 personnes sont gonflées. Chaque jour, il en crève 24. Sans doute, on ne s'en sortira pas. Père et tante sont allongées, déjà gonflés. Essaie de faire quelque chose pour nous ».
Novotcherkassk. Régiment de liaison. À A. D. Rossiak (de la part de sa soeur, Kanelovskaia).
« Notre vie est très dure, ça ne peut pas être pire. Les gens n'ont plus de pain. Il y en a qui se pendent. Il y a beaucoup d'enfants, rien à manger, aussi il ne reste plus qu'à se pendre ».
Chakhty. À Akimenko (de la part de sa femme, district d'Armavir).
« Nos enfants commencent à gonfler. Notre fille a le visage et les jambes toutes gonflées. Moi aussi, mon visage commence à gonfler. Tu ne me reconnaîtrais pas. Sauve-nous avec les petits, viens nous chercher, ne nous laisse pas crever de faim. Ils ont pris toutes nos patates et ce qu'il nous restait de maïs, ils ne nous ont pas donné de pain. Tous se sont enfuis du village — les instituteurs, les employés, tous les chefs ils se sont sauvés, parce que chez nous au village on n'a plus de pain. Ils sont partis au chef-lieu de district, cherchez qu'ils disent là-bas, mais on ne peut plus partir »
Stavropol, Boîte postale 75. À S. G. Boïko (de la part d'un camarade).
« On n'a plus de pain. Ils ne nous en ont pas donné, les gens crèvent de faim. Le ravitaillement est inexistant. Les gens gonflent et crèvent, quinze par jour au moins. Les magasins coopératifs ne vendent rien, il n'y a plus ni allumettes ni pétrole. On ne peut pas partir acheter quoi que ce soit. On ne nous laisse pas sortir du village, il y a des patrouilles partout. C'est te dire que la vie est très dure, très très dure ».
Stavropol, Boîte postale 75. À G. G. Tumichenko (de la part de ses parents)
« Il y a des tas de gens qui crèvent, dans chaque maison il y a deux ou trois cadavres que personne n'est en état d'enterrer. On crève de faim, il n'y pas de pain, quant au reste, on a mangé tout ce qu'on trouvait. On ne peut plus vivre ainsi ».
Eisk. À Chelkovyi (de la part de Chelkovyi, sovkhoze n° 4, Pridorojnaia)
« Au village, tout le monde a faim, les gens sont gonflés, mais ils nous forcent à travailler. À Kanevskaia, les gens crèvent par centaines chaque jour. Voici les nouvelles du pays des Soviets. Comment vivre ? On voudrait bien savoir qui vous défendez et qui vous servez alors que le peuple crève pour rien, et c'est pourquoi qu'on crève tous ? Toi, tu fais ton service militaire et nous on nous impose pour 13 pouds de céréales, 8 d'avoine et 30 kg de maïs, où c'est qu'on va les prendre ? »
Khimkursy. À Baradulin (de la part de sa soeur, stanitsa Nezamaevskaia, district Pavlovskii)
« On a un grand malheur et beaucoup de chagrin. Je dois arrêter les études à cause qu'il n'y a plus rien à manger. Cela fait exactement deux mois qu'on n'a plus de pain. On a même oublié le goût qu'il a. Les pommes de terres sont finies aussi, quant au chou et à l'eau, c'est pas avec ça qu'on fait marcher sa tête. Maman travaille le jour mais depuis une semaine elle est couchée, on va sans doute se mettre à gonfler. Le Guépéou est toujours sur place dans la stanitsa. Non seulement ils empêchent les gens de partir, mais ils nous interdisent même de sortir dans la rue. Il y a plein de gens arrêtés en prison — 1 248 paraît-il. Beaucoup de gens gonflent, puis meurent de faim. Plusieurs fois on est allés au soviet rural avec des certificats disant qu'on travaillait. On nous a dit : "Le kolkhoze n'a qu'à prendre soin de vous". Au kolkhoze, Jerebenko a dit : "Je sais plus quoi faire — vous faire arrêter ou me faire arrêter moi-même" et il nous a envoyés chez le comptable, qui nous a dit qu'il n'y avait aucun fonds, aucune instruction pour prendre soin de nous. C'est bien triste que pour ses vieux jours maman doive connaître une telle épreuve, quant à moi, les épreuves endurées m'ont ôté toute envie d'étudier ».
Ordjonikidze. 28e Régiment d'artillerie, 7e bataillon. À I. T. Joukov (de la part de son frère et de sa mère, stanitsa Poloviceskaia)
« Maman est couchée, malade, elle a gonflé à cause de la faim, moi je marche à peine, je suis terrible à voir. Je vais au travail pour trier le tabac, on m'en donne 100 gr de la pire espèce, amère. La dernière fois qu'on a vu du pain, c'était quand tu étais là. Au marché, à part des betteraves, il n'y a rien d'autre, et on les paie trois roubles pièce. On les fait bouillir, on les mange et on attend le lendemain. Maman est couchée malade, elle a gonflé et elle ne fait que pleurer. Elle s'adresse à toi, son fils et te demande de ne pas la laisser crever ainsi, ta pauvre mère. Quant à moi, je suis jeune, j'ai envie de vivre, pas de mourir de faim comme un chien, envoie-nous au moins quelques biscuits secs, pour qu'on reprenne un peu de forces. Si tu savais combien de gens crèvent ici de faim. On ne les compte plus, on ne les enterre plus au cimetière, il n'y a plus de place, on les enterre dans les jardins. Aide-nous. Si tu refuses, on est mort. N'as-tu pas pitié de ta mère qui t'a élevé. Fais vite. Nous t'attendons ».
« Nous sommes sur le point de crever de faim. Ca fait trois mois qu'on n'a pas vu de pain, on mange des pommes de terre, du chou, des betteraves. Plus de blé, plus de maïs. On ne sait pas comment on survivra jusqu'à la prochaine récolte. On ne nous laisse pas partir pour travailler, il est impossible de quitter le village, il y a partout des patrouilles, qui ne nous laissent pas passer, on est perdus, on va nous faire crever de faim. Je ne t'écrirai plus, juste une dernière fois avant de mourir. Dans notre stanitsa, ils ont pris tout le pain. Plein de gens sont morts et ce sont tous des travailleurs, des kolkhoziens, des gens du peuple de peine »
Groznyi, boîte postale n° 3. À B. I. Jevakov (de la part de A. V. Skripaceva, stanitsa Stepnaia, district du Kouban)
« ça fait deux mois qu'on n'a pas vu un morceau de pain. Tant qu'il y avait des pastèques, on en a mangé. Maintenant il n'y en a plus. Je suis allée au moulin, on m'a donné un peu de poussière de farine. On ne peut pas la manger. Vitia est couché, tout gonflé, il ne voit plus et ne cesse de crier : « Maman, donne moi du pain ». Sacha a les jambes toutes gonflées, il ne marche plus. Je ne peux pas te dire combien j'ai envie de manger un morceau de pain. Les gens mangent maintenant des chevaux morts, ils gonflent et ils crèvent en masse ».
À l'Armée rouge (de Titarovskaia, district Petropavlovskii)
« Nous avons travaillé sans arrêt pour le kolkhoze. On a gagné plein de journées-travail, mais ça n'a servi à rien car on ne nous a pas donné de pain pour notre travail. Au contraire, on nous prend tout jusqu'à la dernière miette. Maintenant on mange des courges et des betteraves, voilà à quoi on est réduit. Les kolkhoziens s'enfuient en masse, essayent de se trouver du travail en ville, mais maintenant on nous arrête et on nous renvoie crever au village. Qu'est-ce qui se passe ? On ne comprend pas ».
À l'Armée rouge
« Dans notre kolkhoze, deux, trois, six chevaux crèvent chaque jour. Les gens se jettent sur les cadavres et les découpent. Plus d'une fois le médecin a prévenu les gens qu'il ne fallait pas manger cette charogne, mais ils ont tellement faim que ça n'y fait rien. Et si tu voyais ces pauvres malheureux, ils sont gonflés, tout noirs, chaque jour on fait trois ou quatre cercueils. Ceux qui le peuvent s'enfuient » (stanitsa Mikhailovskaia, district Kourganenskii).
Rostov sur le Don, 9e Régiment d'artillerie. À Zaporojetz (de la part de sa soeur, Krylovskaia)
« Dans notre village, c'est l'horreur, c'est si terrible que je ne sais même pas comment te décrire ce qui se passe. Les gens ont faim. Quand ils viennent te rendre visite, impossible de les faire partir avant de leur avoir donné un petit quelque chose à manger, sinon ils risquent de te prendre à la gorge. Si tu savais combien il y a de gens gonflés, horribles à voir. Les gens ont tellement faim qu'ils mangent des charognes, des cadavres de chevaux. À Kramvar, il y a une unité de cavalerie. Dès qu'un cheval crève, les gens se précipitent, c'est la bagarre pour avoir un bout de charogne. Et comme autre nouvelle, je t'annonce que notre Boris est mort de faim ».
À l'Armée rouge
« J'ai fini mon service, je suis rentré à la maison. Avant j'avais envie de rentrer, maintenant j'ai envie de repartir à l'armée. Les nouvelles — elles sont terribles. Le peuple a faim, terriblement faim. On mange de tout — des chevaux, des chiens même, car tout ce qu'on a semé dans notre potager, ils nous ont tout pris. Les gens crèvent tous les jours, il en est resté un tiers peut-être, les Soukhonkovy et Savin et Vania ils sont tous morts. On nous enseignait à l'armée que tout allait bien qu'on n'avait pas de chômage dans notre pays, en réalité c'est tout le contraire on ne prend personne au travail. Ils n'enseignent que des mensonges. Des chômeurs on en a autant qu'on veut, quand j'étais à l'armée je croyais ce qu'ils racontent maintenant que je suis rentré à la maison j'ai vu ce qui se passe — le peuple crève, c'est tout ».
Rostov sur le Don, 14e bataillon. À M. F. Zaitsev (expéditeur inconnu, sans adresse).
« Notre vie, Micha, est terrible. Nous n'avons plus vu de pain depuis l'automne. On est tous gonflés, et les gens mangent même les chiens. Chaque jour 30 - 40 personnes du village crèvent de faim. Voilà les nouvelles. Je ne sais pas si on survivra jusqu'au printemps ».
Ordjonikidze, 28e bataillon de communications. À I. S. Perebailov (de la part de sa femme, stanitsa Fedorovka, district de Taganrog)
« Ça fait deux mois qu'on ne nous donne plus de farine, fais quelque chose pour qu'on ne souffre pas de la faim et qu'on ne bouffe pas de la charogne de cheval. Tu sais, Taissa Tchoulanova, qui a servi dans l'Armée rouge, elle aussi elle mange du chat, ses enfants sont tous gonflés parce que ça fait deux mois qu'on n'a pas vu de farine et personne ne fait rien pour qu'on reste en vie. Pour les enfants, ils sont perdus, ça fait un mois qu'ils mangent de la charogne de cheval, et même de ça il n'y en a plus maintenant. Pourquoi souffrent-ils, eux dont les pères sont à l'armée alors que les enfants crèvent de faim et encore ils disent que c'est parce qu'on donne tout aux soldats de l'Armée rouge. Mais ça, je le sais, ce n'est que des racontars. Fais quelque chose, je t'en prie, ne nous laisse pas manger de la charogne de cheval ».
Chakhty, 16e Régiment d'infanterie. À Semenechkov (de la part de sa mère, stanitsa Novo-Minskaia).
« La famine est terrible, on ne s'en sortira pas, les gens mangent des chiens, ils crèvent comme des mouches, on n'arrive pas à enterrer les morts. Tu sais, les haricots secs que tu m'as envoyés, ils les ont notés, ils doivent venir les prendre ces jours-ci et je reste sans un bout de pain ».
Rostov sur le Don, 9e Régiment d'artillerie. À S. P. Berejkov (de la part de son frère, village de Bezvodnyi).
« Le soviet rural ne nous a pas rendu notre maïs et le président a dit inutile de faire des démarches, de toute façon on ne vous le rendra pas. Je ne sais plus comment survivre, auprès de qui demander, qui peut nous aider. Chez nous, tout le monde a faim, certains sont déjà gonflés, on mange des charognes. Au kolkhoze, les animaux crèvent, chevaux, porcs, volailles et tout le monde se jette dessus ».
Stavropol, Boîte postale 75. À V. I. Riaboukha (de la part de ses parents, stanitsa Belkovskaia).
« Au kolkhoze, on ne nous a jamais rien donné et on ne nous donnera rien, car le kolkhoze n'a rien. Notre seul espoir c'est la vache, mais on s'attend à ce qu'on nous l'enlève d'un jour à l'autre car ils ont ordonné de trouver sur place des céréales et ils vont fouiller toutes les maisons et comme on n'a rien, ils vont prendre la vache. Si tu voyais ce qui se passe chez nous, les gens mangent de la charogne de cheval, et encore le cheval c'est de la première qualité, et c'est dur d'en obtenir, les gens font la queue près de la fosse aux chevaux et vont jusqu'à se battre, c'est au plus fort qu'il en revient un morceau, sinon les gens mangent des chiens, mais des chiens il n'y en a plus alors ils se sont mis à attraper des rats et ils les mangent, c'est vrai. Les gens sont devenus à moitié fous, et ils les obligent à travailler en plus, s'ils ne travaillent pas, ils les chassent du kolkhoze, les enferment en prison et confisquent tout. Et qu'est ce qu'ils font en prison — ils fusillent les gens ou les font crever de faim. Si on te donne un bout de pain, fais ton service, surtout ne rentre pas au kolkhoze, c'est la mort assurée, de toute façon pour nous, c'est la mort par la faim qui nous attend ».
Stavropol, 22e Régiment d'artillerie. À A. P. Dontsov (de la part de ses parents, village Khlebodarov).
« Toi, sans doute, tu vis bien, quant à nous nous subissons une terrible famine. Ça fait 35 jours qu'on n'a pas vu de pain. On mange ce qui nous tombe sous la main — des corbeaux, des freux, de la charogne de cheval. Les gens commencent à gonfler. Dès qu'un cheval crève, les gens se jettent dessus. La faim te fait bouffer n'importe quoi. On nous a pris tous nos grains, et ça a été pareil pour tous, ils ont tout pris, tout ce qu'il y avait de comestible. Et maintenant, c'est la grande famine ».
Rostov sur le Don. 27e École de formation d'aviation. À Tchernikov (lettre envoyée de Taganrog).
« Je suis arrivé d'Armavir où les gens crevaient en masse de faim. On y a arrêté 80 personnes qui tuaient des gens pour farcir des pirojki* qu'ils vendaient au marché ».
Rostov sur le Don. 9e Régiment d'artillerie. À I. I. Karpenko (d'un camarade, envoyé d'Armavir).
« À Armavir, on a arrêté 13 individus qui tuaient des gens et faisaient commerce de viande humaine. Ces gens étaient des koulaks, et quand on leur a demandé pourquoi ils avaient fait ça, ils ont dit « Pour créer du mécontentement parmi la population contre le pouvoir soviétique et pour montrer qu'il y a vraiment une famine dans le pays ». Tu te rends compte ? Voilà ce que les koulaks sont capables de faire pour nuire au pays. Alors ça te fais peur, tu marches dans la rue et tu te dis — on va te tomber dessus et te transformer en lard. Quand on t'invite chez des gens, tu te demandes ce qui risque de t'arriver ».
Stavropol. Boîte postale 75. À E. V. Davidenko (de la part de sa soeur, stanitsa Popovicheskaia).
« Partout les gens crèvent. Les gens vivent mal, c'est la famine. Les gens mangent des gens, c'est inacceptable. Ils n'ont plus de forces pour creuser des tombes, ils enterrent les gens à la surface, chacun chez soi. Et ils les mangent. C'est la pure vérité. Il paraît que ces gens sont maintenant en prison ».
Stanitsa Starominskaia. À L. I. Kostenko (de la part de sa soeur, Rostov sur le Don)
« Sans doute on va bientôt gonfler de faim. Les nouvelles de chez nous, c'est qu'on commence à manger des gens. Le 18 au matin, je suis allée au magasin, je vois des gens qui courent vers la rue Nikolaevskaia, on y a découvert des pieds et des mains brûlées. On a amené des chiens policiers et on a chassé les gens et je ne sais pas ce qui s'est passé par la suite, mais voilà qu'hier au marché on a arrêté une femme qui vendait de la saucisse à la viande humaine, je les ai vues ces saucisses, elles étaient appétissantes, bien jaunes, quant au goût qu'elles avaient je n'en sais évidemment rien ».
Le Chef du 2e Département opérationnel de la R. P. de l'OGPU de la Région Caucase Nord, Tchetchelnitskii
Source : TsA FSB, 2/11/56/51-64