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Chapitre Les Trois Solitudes: L'Histoire des Ukrainiens au Québec Entre 1910 et 1960 Yarema Gregory Kelebay
Les premiers Ukrainiens qui quittèrent leur pays natal pour aller tenter leur chance
dans le Nouveau Monde étaient certes les plus aventuriers et les plus audacieux de leur
époque. Leur jeunesse s'était déroulée dans l'Ukraine des années 1880 et 1890 et ce
sont eux qui ressentirent le plus durement les injustices sociales et économiques qui
sévissaient dans leur pays natal.
A. L'influence de Drahomanov et les premières
organisations communautaires et politiques
Leur maître à penser était Mykhaylo Drahomanov (1841-1895), un intellectuel, fort
populaire auprès des Galiciens vers la fin du siècle dernier. Drahomanov était un
professeur expatrié, originaire de l'Ukraine de l'Est, qui vécut en Galicie, à Genève
et ensuite à Sofia. Ce fut par le biais des écrits d'Ivan Franko (1861-1916) que les
Ukrainiens de Galicie connurent ses idées 21. En effet, Franko, qui trouva son inspiration
dans la pensée de Drahomanov, connut un vif succès auprès des Galiciens, gràce à ses
écrits variés 22.
La démocratie, le fédéralisme et le positivisme d'Auguste Comte et le socialisme de
Pierre Proudhon sont tous des concepts qui étaient à la base des idées de Drahomanov 23. Avec un slogan tel "zemlya i volya" (la terre et la liberté) et des thèmes
constants portant sur l'activisme et la nationalité, Drahomanov encourageait le renouveau
et l'étude de la culture et de la littérature ukrainiennes, l'avancement du peuple par
l'entremise d'une action rationnelle et non par des révolutions sanglantes, l'étude des
langues européennes, l'alphabétisation, la propagation de la foi, des coutumes et des
traditions, la mise sur pied de coopératives et d'organismes d'auto-suffisance. Enfin il
misait beaucoup sur l'importance du foyer, de la démocratie et du socialisme 24.
Drahomanov croyait qu'il était possible pour la Russie tsariste de se démocratiser et
que les empires Habsbourg et Romanov, qui dominaient tous deux l'Ukraine à cette époque,
auraient éventuellement pu être remplacés par une fédération d'états indépendants
slaves. Selon Drahomanov, l'empire tsariste devait éventuellement être remplacé par une
république fédérale composée d'une vingtaine d'états, incluant quatre états
ukrainiens 25. Par ailleurs, Drahomanov était d'avis que les intérêts de l'Ukraine ne
pouvaient être dissociés de ceux de la Russie et il rejetait le mouvement séparatiste
ukrainien qui commençait déjà à faire surface à cette époque.
L'humanitarisme, le cosmopolitisme et le socialisme sont les trois composantes
essentielles de l'idéologie de Drahomanov. Sa philosophie mettait l'emphase tout d'abord
sur l'humanisme et ensuite sur le nationalisme. Au fond, Drahomanov était un socialiste
agraire, de tendance radicale démocrate, qui avait subi l'influence du discours politique
et révolutionnaire des cercles sociaux-démocrates russes 26.
Les paysans ukrainiens furent exposés à plusieurs de ces idéaux par entremise des
diverses "Prosvita chytalnias" (cercles éducatifs) qui firent surface en
Galicie vers la fin du siècle dernier 27. Lorsque les membres de ces cercles éducatifs
immigrèrent au Québec avant la Première Guerre mondiale, ils y amenèrent ces idées.
Mentionnons, à titre d'exemple, un passage écrit par Ivan Onyshkevych, un des premiers
arrivants à s'être établi à Montréal:
En 1902, Ivan Tukhtiy, Mykyta Buchkovsky et Josyf Sozansky fondèrent le Club des
citoyens Canadiens-ukrainiens, afin de venir en aide à leurs compatriotes qui ne parlaient
pas suffisamment l'Anglais pour communiquer avec les autorités municipales concernant des
problèmes tels que l'eau, les loyers, etc28.
En 1903, la "Self-Help Association" fut fondée et le Gouvernement du Québec
lui octroya une charte en 1905 29. Une branche de l'"Association for the Care of
Settlers", dont le quartier-genéral était à Winnipeg, fut établie à Montréal le
17 septembre 1903 30. Peu de temps après, cette association changea son nom et devint la
"Association for the Care of Settlers and to Aid the Old Country" (L'Association
pour venir en aide aux immigrants et au Vieux-pays). Elle se mit à établir des contacts
avec des cercles drahomanovites en Galicie et à envoyer de l'argent au Parti
révolutionnaire ukrainien de Galicie. D'ailleurs, à la demande de ce parti, l'Association
changea son nom une fois de plus, en 1907, pour devenir "l'Association of Ukrainians".
En 1906, la construction d'un foyer pour Ukrainiens fut envisagée à Montréal, mais ces
plans ne se concrétisèrent pas. La "Drahomanov Society" fut fondée en 1908 et
poursuivit ses activités jusqu'en 1930 31. D'ailleurs, au cours des années 1920, les
effectifs de la société étaient d'une centaine de familles environ 32. Enfin, le Ukrainian
Worker's Club fut établi en 1909 33.
Avant l'amorce de la Première guerre mondiale, quelques cercles de lecture Prosvita
furent établis à Montréal. La Société Prosvita - Markian Shashkevych fut mise sur
pied par le père Ambroziy Redkevych pour les Ukrainiens qui demeuraient aux alentours du
boulevard Saint-Laurent. Cette Prosvita ne fit cependant pas long feu 34. En 1910, une
autre Société Prosvita, nommée en l'honneur d'Ivan Franko, fut fondée aux alentours de
la rue Frontenac 35. De plus, un groupe de jeunes, les Kameniari (les tailleurs de pierre,
du nom d'un poème de Franko) fut également mis sur pied à cette époque. Enfin, la
doyenne des institutions séculaires actuelles de la communauté ukrainienne de Montréal,
la Société Prosvita - Taras Shevchenko, fut fondée à la Pointe Saint-Charles le 13
décembre 1913 par le père I. Perepelytsya 36.
Le Parti social-démocrate ukrainien du Canada fut fondé en 1911 par Ivan Hnyda, un
syndicaliste actif en Ontario et au Québec 37, qui exploitait par ailleurs une petite
imprimerie à Montréal 38. Banni par le Gouvernement canadien en 1918, en raison de ses
sympathies pro-soviétiques et de son opposition à la guerre, ce parti fut remplacé par
la "Ukrainian Labour Temple Association", un autre regroupement politique,
fondé le 1er mars 1918, et qui devint ainsi le principal agent de propagande socialiste
et marxiste au sein de la communauté ukrainienne canadienne 39. Cette association changea
son nom en 1924 pour devenir la "Ukrainian Labour Farmer Temple Association"
(ci-après: "ULFTA"). Pendant l'entre-deux-guerres, elle s'efforça de
promouvoir la cause communiste. L'ULFTA comptait quatre branches au Québec, soit à Val
D'Or, à Lachine, à Montréal et à la Pointe-Saint-Charles, où elle possédait
d'ailleurs son propre édifice 40.
Toutes ces organisations étaient issues du mouvement social démocrate ukrainien et
des idées de Drahomanov. Leurs tendances gauchistes les attiraient en faveur des
principes du socialisme, du fédéralisme et du populisme 41. D'ailleurs, à cette époque,
la majeure partie des organisations séculières ukrainiennes du Québec partageaient
cette orientation.
B. Les premières institutions religieuses
Outre ces organismes politiques, de nombreuses institutions religieuses ukrainiennes
virent le jour au Québec à cette époque. En 1908 ou en 1909, les Bucovins, établis à
Lachine, construisirent la première église orthodoxe ukrainienne du Québec. Celle-ci
fut incendiée en 1911, fut reconstruite peu après et reçut le nom d'"Eglise
orthodoxe bucovine Saint-Jean-de-Sochawa". Au cours des années 1920, cette paroisse
s'affilia à l'Eglise orthodoxe russe, et depuis ce temps, elle ne participe plus aux
activités de la communauté ukrainienne 42.
La présence de l'Eglise catholique ukrainienne au Québec remonte à 1910, alors que
le Métropolite de Galicie, Andrei Sheptytsky et l'Evêque américain Soter Ortynsky
vinrent prendre part au Congrès international eucharistique qui se déroula à Montréal 43.
Lors de sa visite, le Métropolite rencontra les Ukrainiens catholiques et leur adressa la
parole depuis le balcon d'une résidence privée du quartier Frontenac. Il les exhorta à
fonder une paroisse et promit de leur envoyer des prêtres.
A ce sujet, Kazymyr Myrvitsky écrivit ces quelques lignes dans son journal:
Le Métropolite Sheptytsky, qui était venu au Canada pour rendre visite à ses
ouailles, n'avait pu tirer beaucoup d'informations à leur sujet des registres officiels
à Ottawa. En effet, tous y étaient enregistrés sous des nationalités différentes. Ces
registres faisaient mention de Galiciens, de Ruthènes, de Russes, d'Uniates, de
Grecs-catholiques et d'autres nationalités et religions. Lors de son séjour parmi les
Jésuites au Monastère Saint-Vincent-de-Paul, il se renseigna à notre sujet auprès des
prêtres français. Ceux-ci lui dirent qu'ils ne connaissaient pas très bien ces gens qui
se réunissaient au sous-sol de leur église depuis 1907. Cest alors que le père Vrisasi
lui dit qu'il me connaissait et il m'envoya le Métropolite afin que je puisse le
renseigner [...]
Je lui ai dit que je connaissais plusieurs Ukrainiens. C'est alors que le Métropolite
et l'Evêque Ortynsky me dirent d'informer tous les Ukrainiens qu'ils célébreraient une
messe épiscopale ukrainienne au sous-sol de l'église Saint-Vincent-de-Paul, le dimanche
6 septembre. Ce jour même, le Métropolite chanta une seconde messe, cette fois-ci dans
le cadre de la procession eucharistique qui se déroula sur le Mont-Royal.
Par la suite, le Métropolite, accompagné de l'Evêque Ortynsky, ainsi que de
plusieurs prêtres français, se rendit chez moi où il s'adressa, en Français et en
Ukrainien, depuis le balcon de ma maison, à la foule venue pour l'entendre. Ensuite, il
bénit ma famille et me dit qu'il voyait en moi celui qui serait en mesure d'organiser la
communauté ukrainienne de Montréal. Il mentionna également qu'il avait l'intention de
revenir nous rendre visite44.
Lors du Congrès eucharistique, le Métropolite Sheptytsky fit la connaissance d'un
jeune prêtre canadien-français, Josaphat Jean, qui s'était montré intéressé à
desservir la communauté ukrainienne. Le Métropolite lui prodigua force encouragements,
si bien qu'avant la fin du mois, le père Jean partit pour le Séminaire des pères de
Saint-Basile, à Krekhiv en Galicie, afin de se familiariser au rite byzantin de l'Eglise
catholique ukrainienne. Le père Jean devait devenir par la suite un moteur du
développement de la vie ukrainienne catholique au Québec 45.
Le journal de Kazymyr Myrvitsky nous informe que celui-ci ne tarda pas à accomplir la
mission que lui avait confiée le Métropolite. En effet, au sujet de la première
réunion qu'il organisa, il écrivit ceci:
Je me suis conformé aux instructions du Métropolite et j'ai organisé une première
réunion dans l'année suivant sa visite. D'ailleurs, plusieurs marxistes, russophiles et
radicaux y sont venus, mais je m'étais bien préparé et j'avais déjà alerté la police
qui était présente sur les lieux46.
Le Métropolite Sheptytsky séjourna pendant quatre mois en Amérique du Nord, rendant
visite aux communautés ukrainiennes des Etats-Unis et du Canada. Une fois retourné en
Galicie, il envoya un premier prêtre catholique ukrainien à Montréal, le père Yermiy,
qui arriva en juillet 1911. A ce sujet, Myrvitsky mentionna que:
Notre deuxième réunion a eu lieu en date du 16 juillet 1911, en présence du père
Yermiy qui m'a demandé de la présider. Un comité de douze membres fut élu, afin de
voir à la construction de l'église. Lors de la réunion, j'ai informé l'assemblée que
je ne participerais pas à ses délibérations et j'ai seulement demandé que chacun
contribue au fonds de construction selon ses moyens. Nous étions tous d'accord et nous
avons réussi à amasser environ $500.0047.
C. L'internement
Au cours de la Première Guerre mondiale, les activités de la communauté ukrainienne
du Québec connurent un certain ralentissement du fait de l'internement de plusieurs
Ukrainiens au camp du Lac Spirit (mieux connu en Français sous le nom de Lac Beauchamp),
près d'Amos 48. Parmi les internés, il se trouvait plusieurs orthodoxes, ce qui nous
porte à croire que plusieurs d'entre eux devaient être des Bucovins, sans doute des
paroissiens de Saint-Jean-de-Sochowa, à Lachine. Bien que quelques Ukrainiens furent
internés en raison de leur activisme politique et de leur radicalisme, la plupart d'entre
eux furent internés en tant que ressortissants d'un pays ennemi, bien souvent pour aucun
autre motif que leur citoyenneté austro-hongroise. Cet internement bouleversa autant la
vie des internés que celle des Ukrainiens qui demeurèrent en liberté. A ce sujet, le
curé de la paroisse Saint-Michel, le père Ambroziy Redkevych écrivit à cette époque
que:
Soixante familles de Montréal, les femmes et les enfants y compris, ont été
internées au Lac Spirit suite aux fausses accusations portées à notre encontre par nos
ennemies. De plus, environ 1,500 hommes de Montréal ont été internés au Lac Spirit,
ainsi qu'aux camps de Kapuskasing et de Petawawa en Ontario. L'état général de la
communauté ukrainienne de Montréal est pitoyable49.
Notes:
| 21. |
Sosnowsky, Mykhailo, Dmytro Donzow [Dontsov]: Une étude politique du nationalisme ukrainien (publié en Ukrainien) (New York, Trident International, 1974), à la p. 405. Sosnowsky note l'importance de la contribution de Drahomanov, notamment en tant que
précurseur de Dontsov. |
| 22. |
Kubijovyc, Volodymyr (éditeur), Ukraine: A Concise Encyclopaedia, Vol 1, (Toronto, McClelland & Stewart, 1974), à la p. 1016. |
| 23. |
Kubijovyc, à la p. 685. |
| 24. |
Sosnowsky, aux pp. 7,30,34,38-48 passim, 55,61,88,97,99,117,155,161,162,203,239,240,260,287,366. |
| 25. |
Ibid. |
| 26. |
Sosnowsky, aux pp. 38-48. Plus tard, au cours de l'entre-deux-guerres, le penseur nationaliste ukrainien Dmytro Dontsov accusa Drahomanov d'avoir souffert d'un complexe ruthène et d'avoir promu, d'une manière excessive, le rationalisme, l'anti-cléricalisme,
le matérialisme et le socialisme. |
| 27. |
Himka, John-Paul, "The Background of Irnmigration: The Ukrainians of Galicia and Bukovyna, 1848-1914" dans M.R, Lupul, éditeur, A Heritage in Transition: Essays in the History of Ukrainians in Canada (Gouvernement du Canada, Secrétariat d'Etat, Direction
du Multiculturalisme, TM, 1981) à la p. 1718. |
| 28. |
Onyshkevych, à la p. 297. |
| 29. |
Ibid., Pavlo Poremsky, Mykyta Buchkovsky, Kost Stanymir, Ivan Telenko et Mykyta Tymiv étaient les fondateurs de cette société. |
| 30. |
Marunchak, à la p. 209. Le premier conseil exécutif de l'"Association for Care of Settlers and Aid to the Old Country" était composé de Yakiv Sysak, S. Horak, Severyn Kostyrsky, V. Hobovych et Antyn Pysarsky. |
| 31. |
Bassa, Ohla, "Les souvenirs de mon 50ième anniversaire," publié en Ukrainien dans Lest the Toil and the Glory of the Pionneers Are Forgotten à la p. 202. Les fondateurs de la Drahomanov Society étaient Josef Sozansky, I. Zabroda, P. Makohon, P.
Olovets, Severyn Kostyrsky, K. Krasutsky, V. Hobovych et Antyn Pysarsky. |
| 32. |
Interview de Walter Mayka, réalisé par l'auteur en janvier 1980. |
| 33. |
Marunchak, à la p. 211. Les membres fondateurs du "Ukrainian Worker's Club" étaient Ivan Naydevych, Hryhory Mekh, N. Nedilsky et M. Bechak. |
| 34. |
Ibid, p. 210. On connaît très peu de choses au sujet de cette première Prosvita. Chaque Prosvita recevait le nom d'une personnalité ukrainienne. Markian Shashkevych
(1811-1843) était le chef de la Triade ruthène, un groupe de jeunes séminaristes
idéalistes de Lviv qui adhéraient aux idées de Herder. Shaskevych, qui avait un talent
marqué pour la poésie, s'était fixé comme but de rendre littéraire la langue
ukrainienne. |
| 35. |
"Survol des organisations communautaires", publié en Ukrainien dans Lest the Toil
and the Glory of the Pioneers Are Forgotten à la p. 308. Ivan Franko (1856-1916) penseur, écrivain et chef politique galicien fut sans doute l'un des plus grands esprits créateurs d'Ukraine. Arrêté à trois reprises pour avoir répandu des idées socialistes, il participa, gràce à Drahomanov, à la fondation du
Parti radical ruthène-ukrainien en 1890. |
| 36. |
Davydovych, Maria, "La fondation de la société «Prosvita» de Montréal" publié en Ukrainien dans Maria Davydovych (éditrice) Prosvita in Montreal - Pointe St.Charles, à la p. 63. Taras Shevchenko (1814-1861) est le plus grand de tous les écrivains et poètes
ukrainiens et on considère qu'il est le père de l'Ukraine moderne. D'ailleurs, sa
situation est unique dans la mesure où toutes les factions ukrainiennes, tant les
nationalistes que les communistes, disent suivre ses idéaux. |
| 37. |
Marunchak, à la p. 211. |
| 38. |
Ibid., à la p. 210. |
| 39. |
Kolasky, John, The Shattered Illusion (Toronto, PMA Books, 1979), aux pp. 2-3. |
| 40. |
Interviews de Walter Mayka (janvier 1980) et de Myron Momryk (novembre 1991), réalisés par l'auteur. |
| 41. |
Tant les Ukrainiens du Québec que ceux qui se rendirent dans l'Ouest du pays furent marqués par les idées de Drahomanov et de Franko. D'ailleurs au début du siècle, d'autres portes-paroles avaient diffusé les idées de Drahomanov à travers l'Europe de l'Est, si
bien qu'elles influencèrent un grand nombre d'immigrants qui s'établirent dans l'Ouest canadien. Il est possible que cela soit un des facteurs qui explique la plus grand réceptivité de cette région face au mouvement progressiste canadien qui fit surface plus tard. |
| 42. |
Interview d'Osyp Diachyshyn réalisé en mai 1982 par l'auteur. A ce sujet, consulter Bayley, à la p. 48; Mamchur, à la p. 70; Marunchak, à la p. 211. |
| 43. |
Monczak, Ihor, "La paroisse Saint-Michel-Archange", publié en Ukrainien dans A Quarter of a Century on the Episcopal Throne 1948-1973, Julian Beskyd (éditeur), à la p. 624. |
| 44. |
Myrvitsky, Kazymyr Yoan, " Les souvenirs d'un pionnier" publié en Ukrainien dans A. Hladylowycz, J. Pryszliak et J. Lewyckyj (éditeurs), Golden Jubilee Book Commemorating the 50th Anniversary of St. Michael's Ukrainian Catholic Church in
Montreal (Toronto, The Basilian Press, 1966), aux pp. 21-23. |
| 45. |
Keywan, Zonia, A Turbulent Life: Biography of Josaphat Jean, O.S.B.M. (1885-1972), (Verdun, Cleo Editions, 1990), aux pp. 27-28. |
| 46. |
Myrvitsky, à la p. 22. |
| 47. |
Ibid. |
| 48. |
Le père Jean Laflamme, un prêtre québécois du Nord du Québec, s'est penché sur cette question dans son essai Les camps de détention au Québec durant la Première
Guerre mondiale (Collège du Nord-Ouest, 1975). Son père avait connu plusieurs Ukrainiens qui
ava été internés au camp du Lac Spirit. L'auteur a en sa possession une copie de cet essai qui lui a été remise par le réalisateur Yuriy Luhovy qui s'en est lui-même inspiré pour son court-métrage documentaire "The
Ukrainians in Quebec", produit par l'Office du Film du Canada. A ce sujet, voir également Boudreau, J, The Enemy Alien Problem in Canada 1914-1920 (Thèse de
doctorat, Université de Californie à Los Angeles, 1965). |
| 49. |
Monczak, à la p. 47, Marunchak, à la p. 330. |
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