Le groupe Zeellia à Montréal
21-04-2005
Pour la première fois à Montréal, le groupe Zeellia, de Vancouver, a participé cette semaine au volet Musique Multi-Montréal du Festival des musiques et du monde. Une série de trois concerts sous le titre "Musiques originales et traditionnelles d’Ukraine" a été donnée à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, a l'Auditorium Le Prevost et à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce. Les Zeellia ont proposé à son auditoire québécois un répertoire riche des cultures slaves et des traditions musicales ukrainiennes, balkaniques, baltiques et des prairies de l’Ouest. La force mélodique des chants et la pureté des voix combinées à l’accordéon, le violon, la basse et la clarinette ont déclamé en beauté les thèmes de bénédictions, de malédictions chantant les éléments de la terre : l’eau, le bois, le feu, les champs. Dans une atmosphère de sortilège mystique, les femmes tissaient, dans le style bili holos (voix pure), un lien musical tangible entre tradition et modernité, mère patrie et terre d’accueil, passé et avenir. Leur premier disque compact, paru en 1999, leur a valu une nomination du East Coast Music Awards. Les chanteuses Beverly Dobrinsky (fondatrice du groupe), Carmen Rosen et Bessie Wapp se sont entourées d’Alison Jenkins à l’accordéon, de Rusell Sholberg à la basse, de Pierre Lumoncel au violon.
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Les criminels de guerre vivent à Montréal
31-04-2005
L'Association ukrainienne de libertés civiles (Ukrainian Canadian Civil Liberties Association - UCCLA) a demandé aux autorités canadiennes d'ouvrir une enquête sur les quatre montréalais qui, selon leurs propres écrits, ont participé aux massacres de la population civile ukrainienne pendant la deuxième guerre mondiale. Par exemple, Joseph Riwash a décrit dans ses mémoires publiées en privé en 1991 l'assassinat des villageois ukrainiens qui étaient peu disposés à joindre les partisans procommunistes dans la bataille contre les forces d'occupation nazi. Un autre montréalais, Nahun Kohn, a décrit dans un mémoire comment le groupe dont il a été membre avait mis le feu au village ukrainien - "nous l'avons observé brûler, et nous nous sommes assurés que personne ne s'est échappé des flammes." L'UCCLA exige l'ouverture d'une enquête pour établir si M. Riwash, M. Kohn et d'autres collaborateurs soviétiques ont menti au sujet de leur conduite aux temps de guerre pour entrer au Canada. Le directeur de recherche de l'Association, le professeur Lubomyr Luciuk, a dit que les demandes ukrainiennes sont modestes. "Nous ne prétendons pas qu'il y a des milliers d'anciens hommes du NKVD ou du KGB ou du SMERSH au Canada. Nous n'avons aucune idée combien ils sont là. Mais il y a au moins quatre personnes qui ont, dans leurs propres écritures ou les rapports publiques, indiqués qu'ils étaient les membres du NKVD, KGB ou SMERSH." Le directeur exécutif du Congrès juif canadien, Bernie Farber, a réfuté les arguments de l'Association, prétendant "que Lubomyr Luciuk et les autres essayent de dévier l'attention loin de la tragédie incroyable des juifs." Cependant, selon M. Luciuk, c'est une pure coïncidence si les quatre individus en question sont juifs. "Ce n'est pas ma faute que les quatre personnes qui ont ouvert leurs bouches et se sont vantés dans la presse, s'avèrent justement être de descendance juive," a dit le professeur Luciuk.
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Roman Zavada au Festival Vue sur la Relève
15-04-2005
Roman Zavada, un jeune pianiste d’origine québécoise-ukrainienne a participé au 10e Festival Vue sur la Relève. Le Festival contribue grandement, entre autres, à la promotion et à la diffusion d’œuvres contemporaines en théâtre, chanson, musique et danse, conçues par de jeunes artistes de la relève professionnelle du Québec et de la francophonie canadienne. Roman Zavada a un parcours musical unique et exceptionnel. Le piano n’a pas de secret pour lui. Avant même de faire ses premier pas, c’est sur les genoux de sa mère pianiste, qu’il découvrit les merveilles de cette gigantesque boîte à musique. Lorsque le petit Roman fut assez grand pour atteindre le piano debout, il commença alors à explorer le clavier de long en large. Il fut vite fasciné par les sons de cet intrument grandiose et c’est à l’âge de 4 ans qu’il créa sa première composition: Le Lion blanc. À l’âge de 12 ans, il joua pour la première fois une de ses compositions devant le public lors d’un concert de fin d’année de l’option musique de son école. En participant à Cégep en spectacle, aux Jeux du Canada en tant que Jeune artiste national, au Festival orgues et couleurs et à de nombreux concerts, il a manifesté sa capacité de susciter les ovations du public lors de ses performances. Il a autoproduit en 2002 un premier album, intitulé Terre de feu, lequel a été suivi d’une tournée montérégienne. Le Manoir Rouville-Campbell l’a invité à son Grand salon lors de soupers-spectacles, tout comme la Place des Arts pour participer aux Mélodînes du Studio Théâtre et la Cinémathèque québécoise pour improviser la musique d’accompagnement de films muets. D’une simplicité des plus humbles sur scène, Roman Zavada propose à son public de partager sa passion authentique pour son art, où sont mêlées la richesse de ses émotions et celle de son expérience créatrice.
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