Les Ukrainiens et les Polonais assument leur histoire
28-06-2005
Les présidents ukrainien et polonais, Viktor Iouchtchenko et Alexandre Kwasniewski, ont scellé la réconciliation entre leurs deux pays et leurs deux peuples, vendredi 24 juin, au cimetière de Lviv en Ukraine, où sont enterrés plus de 2 500 soldats polonais, tombés dans les combats contre l'armée ukrainienne. Après la première guerre mondiale, les Polonais et les Ukrainiens comptaient sur la dissolution des empires russe et austro-hongrois pour recouvrer une existence étatique. Le 1er novembre 1918, l'armée ukrainienne au nom du Conseil National Ukrainien prend le contrôle de la capitale de l'Ukraine occidentale, Lviv; les Polonais tentent de la reprendre et les combats durent trois semaines dans la ville et se poursuivent jusqu'à la fin de 1919 dans la campagne. Bien équipés et soutenus par la France, les Polonais gagnent la guerre; l'Ukraine occidentale est annexé par l'État polonais, tandis que l'Ukraine orientale revient à la Russie soviétique. Après 1945, Lviv est rattachée à l'Ukraine soviétique, les Polonais doivent partir. En Pologne, la minorité ukrainienne est l'objet des déportations massives, de l'enfermement dans des camps et de l'installation de force dans les nouvelles provinces occidentales, que les puissances victorieuses ont détachées de l'Allemagne. Mais les temps changent. Après la disparition en 1991 de l'Union soviétique et l'indépendance de l'Ukraine, les dirigeants de Kiev comme de Varsovie étaient prêts à des gestes de réconciliation. Lors de la "révolution orange", qui au début de 2005 a remplacé en Ukraine l'oligarchie postsoviétique par un pouvoir démocratique, la Plologne a chaudement soutenu les forces démocratiques. Pour que la réconciliation soit complète, Viktor Iouchtchenko et Alexandre Kwasniewski ont déposé une gerbe au monument de l'armée ukrainienne pour honorer les morts de l'autre côté. Les Eglises — catholique-romaine du côté polonais, uniate (catholique de rite grec) du côté ukrainien, ont adopté un texte commun reprenant mot pour mot la lettre signée par les évêques allemands et polonais en 1965 : "Nous pardonnons et nous demandons le pardon". "Les Ukrainiens et les Polonais ont eu le courage d'assumer leur histoire", a déclaré Viktor Iouchtchenko. En s'adressant à son homologue polonais, le président ukrainien a ajouté : "Votre présence ici est un geste courageux, dont seul un vrai patriote et un vrai europeen est capable".
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«Triomphe de la démocratie» à Montréal
04-06-2005
C'est sous le thème «Triomphe de la démocratie» que s’est déroulée à la maison de la Jeunesse Ukrainienne à Montréal, le 3 juin dernier, la soirée hommage aux observateurs canadiens des élections présidentielles en Ukraine. Cette soirée, organisée par la branche locale du Congrès des ukrainiens canadiens et accompagnée d'un spectacle, a permis d’honorer 24 observateurs montréalais qui ont contribué à garantir la régularité des élections. De plus, à cette occasion, a également été honoré le député de Rosemont—La Petite-Patrie Bernard Bigras (site web) qui faisait partie de la délégation parlementaire canadienne aux élections en Ukraine. Composée de parlementaires représentant chacun des partis politiques à la Chambre des communes, la mission d’observation à laquelle participait Bernard Bigras avait pour but de manifester la solidarité du Québec et du Canada avec le peuple ukrainien. Dans son allocution, l'ambassadeur de l'Ukraine au Canada, Mykola Maimeskul, a exprimé son admiration pour les efforts des canadiens ainsi que sa gratitude aux médias pour la couverture d’élections en Ukraine. M. Maimeskul a lu à l'assistance la lettre du Président Victor Iouchtchenko, reçue à l'occasion de la soirée hommage. Les organisateurs ont aussi reçu des lettres de félicitations du Premier ministre du Canada Paul Martin et du Premier ministre du Québec Jean Charest. À la fin de la soirée, une réplique de la boulava cosaque, le symbol du pouvoir, a été remise à Bernard Bigras, en souvenir de ces évènements historiques, décisifs pour l'avenir de l'Ukraine.
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Viktor Iouchtchenko en visite à Paris
23-06-2005
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko est arrivé ce mercredi à Paris pour sa première visite officielle en France depuis son élection à la présidence en décembre dernier. À l'issue de l'entretien à l'Elysée avec son homologue français Jacques Chirac, M. Iouchtchenko a déclaré que la France «soutient les aspirations européennes de l'Ukraine et sa volonté d'adhérer à l'OMC (Organisation mondiale du commerce)». Jacques Chirac s'est dit de son côté «très heureux d'engager une amitié nouvelle entre l'Ukraine et la France», selon son porte-parole M. Bonnafont. Dans un entretien publié par «Le Figaro» Viktor Iouchtchenko estime que «personne n'a le droit d'exclure ou de ne pas exclure tel ou tel pays». Il se dit par ailleurs persuadé «qu'avec les années le rôle des nouveaux adhérents de l'Europe orientale dans la définition des politiques européennes va augmenter». Soulignant qu'il n'a «pas l'intention de passer son temps à démontrer que les Ukrainiens sont européens», le président ukrainien pense notamment au rôle joué par les pays de l'est dans la «révolution orange» dans son pays: «Nous pensions que l'Union européenne et l'OSCE agiraient comme d'habitude, c'est-à-dire mollement, sans prendre de risque. Ce qui s'est passé est en grande partie le résultat de l'influence des nouveaux adhérents d'Europe orientale». Le président Iouchtchenko a inauguré mercredi après-midi à Senlis, près de Paris, une statue en bronze représentant Anne de Kiev, épouse du roi de France Henri 1er décédée en 1075.
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L'UCC appuie une application régulière de la loi
08-06-2005
Le Congrès des ukrainiens canadiens (UCC) a indiqué dans son communiqué qu'il appuie le dernier rapport du Comité de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes, intitulé La révocation de la citoyenneté : Une question d’application régulière de la loi et de respect des droits garantis par la Charte. Dans son rapport, le Comité a recommandé de mettre en place un processus entièrement judiciaire et de faire en sorte que la norme de preuve soit plus rigoureuse. À l’heure actuelle, il n’est même pas possible d’en appeler d’une décision d’un juge de la Cour fédérale qui, sur la simple foi d’une prépondérance des probabilités, peut décréter qu’une personne a obtenu sa citoyenneté par des moyens frauduleux. Le Comité est arrivé à la conclusion qu’il fallait de privilégier un processus d’appel en bonne et due forme et d’appliquer les protections légales conférées par la Charte des droits et libertés. Dans son communiqué, l'UCC indique aussi que le Programme canadien sur les crimes de guerre a abusé, pour des motifs politiques, de la révocation de la citoyenneté et a amené ainsi aux violations graves des droits fondamentaux.
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Vladimir Poutine conseillait un massacre
03-06-2005
Le fondateur de la International Renaissance Foundation (IRF) George Soros a déclaré que le président russe Vladimir Poutine avait conseillé l'ex-président ukrainien Leonid Kuchma de tirer sur les manifestants lors de la "révolution orange" en Ukraine. George Soros a fait cette déclaration à Kyïv le 3 juin à une conférence de presse à l'UNIAN, une agence de presse ukrainienne. Selon M.Soros, le président russe conseillait d'ouvrir le feu sur participants des manifestations, mais, heureusement, L. Kuchma n'a pas suivi son conseil. En même temps, George Soros a expliqué que le même conseil de Vladimir Poutine, donné au président de l'Ouzbékistan Islam Karimov a eu comme conséquence un de plus grands massacres de l'histoire du monde contemporain où l'armée ouzbèke avait tiré à plusieurs reprises sur les milliers de personnes civiles. G.Soros a aussi noté que, en dépit du fait que sa fondation a été forcée de quitter l'Ouzbékistan, elle continuerait à contribuer dand l'établissement de la démocratie dans ce pays.
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