Babi Yar: l'Ukraine rend hommage aux victimes
28-09-2006
L'Ukraine a commémoré mercredi le 65e anniversaire du massacre de Babi Yar, un ravin de la capitale ukrainienne Kyiv, où les nazis exécutèrent par balles 34.000 juifs les 29 et 30 septembre 1941. Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, président israélien Moshé Katzav et leurs homologues croate, Stipe Mesic, et monténégrin, Filip Vujanovic, ainsi qu'une quarantaine de délégations étrangères ont participé à ces cérémonies. Malheuresement, les depeches d'Agence France-Presse, notamment celle publiée par
cyberpresse.ca et signée Ania Tsoukanova, comportent les informations incomplètes — pour ne pas dire sciemment fausses. La journaliste a cherché à minimiser l'ampleur du drame pour la population ukrainienne: « les exécutions massives se poursuivirent dans ce ravin où, selon des estimations, de 60 000 à plus de 100 000 personnes furent encore tuées : juifs, Tziganes, résistants et prisonniers de guerre soviétiques ». Voyons-donc, il n'y avait pas des ukrainiens parmi les victimes? Pourtant, après les années de travail dans les archives, l'historien ukrainien Sergiy Karamache a établi que par le nombre des victimes de Babi Yar, les Ukrainiens et les Russes ne cèdent pas aux juifs. Mensongère est une autre remarque d'A.Tsoukanova concernant « la collaboration de nationalistes ukrainiens avec des nazis dans l'ouest du pays ». Selon la recherche de Sergiy Karamache, 621 combattants de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, la plupart originaires de l'ouest, ont été massacrés dans Babi Yar. Les erreurs d'A.Tsoukanova sont-elles un accident ou c'est plutôt la position d'Agence France-Presse? Une autre depeche d'AFP, celle-ci signée par Natasha Lisova et publié par Le Nouvel Observateur, demontre que l'agence dupe les lecteurs — il est faux que « l'immense majorité » des victimes de Babi Yar étaient juives
sans mentionner que aucune littérature antisémite n'a jamais été en vente en Ukraine. Comme par accident, l'AFP a « oublié » d'informer que les présidents américain et russe ont aussi reçu chaqun une invitation à la cérémonie...
 D'après la presse canadienne
|
Festival ukrainien de Montréal
15-09-2006
La septième édition du Festival ukrainien de Montréal a eu lieu le samedi 9 septembre 2006 au Parc de l'Ukraine, dans le quartier Rosemont. Ce n'est pas tous les jours que les Montréalais ont le loisir de contempler une danse enflammante ukrainienne, admirer les objets d'art provenant des artistes ukrainiens d'ici ou d'ailleurs et déguster les fameux pierogies (dont l'appellation, en fait, est issue de la langue polonaise, car pour désigner ce plat les habitants de l'Ukraine contemporaine utilisent le mot varenyky). Malgré une pluie battante le matin, l'événement s'est avéré très réussi. Les visiteurs ont eu l'occasion de goûter à toute la diversité de la culture ukrainienne — à travers les mets, la musique, la danse, la chante et les expositions. On ne mentionnera que quelques-uns de plusieurs troupes et artistes qui ont performé sur la scène Desjardins: l'ensemble de danse ukrainienne "Chaika" de Hamilton, la troupe ukrainienne "Cheres" de New-York, le quartette vocal Lemko "Pid oblachkom" de Toronto, l'ensemble montréalais de danse ukrainienne "Marunczak". Côté gastronomique, on doit admettre que le choix des plats présentait une partie seulement de la richissime cuisine ukrainienne. L'association Ukrainienne d'aide aux nouveaux arrivants Zustrich (en ukrainien "rencontre", "accueil") a proposé aux visiteurs de succulents shashlyk (le met traditionnel des Georgiens) dans une korchma (en ukrainien "taverne") pittoresque. « Lorsque l'on sait que l'on peut fêter sa culture, on devient un meilleur citoyen », sourit Paul Shovgeniuk, président de l'Association Zustrich.
|
|
KGB canadien a falsifié l'enquête « à la soviétique »
19-09-2006
Sans aucun fondement, la Gendarmerie royale du Canada a étiqueté Maher Arar, un ingénieur d'Ottawa et père de deux enfants comme un «extrémiste islamiste». La police fédérale a transmis de l'information inexacte aux autorités américaines et a ainsi fourni aux États-Unis les fausses preuves sur lesquelles ceux-ci se sont appuyés pour arrêter et renvoyer cet homme innocent en Syrie, où il a été torturé. Tel est très attendu rapport du juge Dennis O'Connor sur la terrible mésaventure de Maher Arar. La GRC a non seulement bâclé son travail, conclut la commission d'enquête, mais elle a tenté de cacher à ses patrons politiques ses véritables agissements.
Pire encore — les fuites dans les médias ont été organisées pour tromper l'opinion publique et "prouver" que la GRC n'avait pas eu tort de s'en prendre à l'homme. La journaliste du Ottawa Citizen Juliet O'Neil est présentement devant les tribunaux parce qu'elle a rédigé un article se basant sur un rapport secret de la GRC. Malgré les recommandations du juge, le gouvernement conservateur, notamment le ministre de la Sécurité publique Stockwell Day, refuse de dédommager financièrement Maher Arar.
|
Hommage solennel aux combattants canadiens
19-09-2006
L’émotion était à son comble dans le cimetière militaire canadien de Bretteville-sur-Laize (Calvados) alors que se sont déroulées plusieurs cérémonies du souvenir au cours de l'été 2006. Strictement alignées, les croix blanches rappellent que sur les 14 000 canadiens qui ont participé à la bataille de Normandie, plus de 5 000 y ont laissé leur vie. Des centaines d’entre eux étaient de souche ukrainienne. Habituellement seuls des drapeaux français et canadiens veillent sur ce site silencieux. Or, pour la toute première fois, au coté du comité Juno-Canada-Normandie, de la municipalité de Cinthaux (Calvados) et d’éminentes personnalités canadiennes, une délégation de l’ambassade d’Ukraine ainsi que de nombreux Français d’origine ukrainienne arborant les couleurs de l’Ukraine ont rendu un hommage solennel aux combattants canadiens d’origine ukrainienne. Nul ne doit oublier que ces hommes qui reposent en terre normande sont des héros de la liberté, ils sont tombés à des milliers de kilomètres de chez eux dans la campagne qui devait marquer le début de la défaite nazie.
|
Un journaliste ignorant ou une gaffe délibérée?
13-09-2006
Dans l'édition du 7 septembre 2006 le quotidien The Montreal Gazette a publié l'article, signé par Rene Bruemmer, sous le titre « Holocaust survivors enjoy emotional reunion 62 years later ». L'auteur dudit article commet une grossière gaffe, énonçant que les deux individus dont il s'agit, ont passé trois ans « ...dans une prison ukrainienne... ». Apparemment, M. Bruemmer n'est pas au courant que l'administration allemande n'a laissé aucune prison ukrainienne exister n'importe où en Ukraine occupée. Rappelons à l'auteur que les Ukrainiens etaient considérés par les nazis comme Untermenschen (sous-hommes), tout comme les Juifs et les Tziganes. Pour apporter un peu plus d'éducation à M. Bruemmer, on tient à préciser que, selon les statistiques de l'Institut de l'histoire de l'Académie Ukrainienne des Sciences éditées en 1984, Ukraine a perdu dans la Deuxième Guerre mondiale 8 millions de ses habitants: 2,5 millions de militaires (dans les combats contre les Nazi et dans les camps de concentration) et 5,5 millions de civils. Pour égaliser proportionnellement les pertes de l'Ukraine dans la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis devraient perdre 25 120 000 au lieu de 300 000 de ses habitants, et le Canada 2 320 000 au lieu de 42 000 de ses citoyens. En fait, les pertes de l'Ukraine égalent les pertes combinées de l'Allemagne (6 500 000), de la France (600 000), du Royaume-Unie (350 000), des Etats-Unis (300 000), de la Hollande (210 000) et du Canada (42 000). En outre, 2 500 000 Ukrainiens ont été forcés de travailler en Allemagne en tant que travailleurs slaves. 10 000 000 d'entre eux sont restés sans abri. Les autres sont devenus physiquement handicapés et émotionnellement marqués pour le reste de leurs vies. Toutefois n'accablons pas Rene Bruemmer seul, car l'article a été reproduit par la CanWest Global dans la plupart de ses principaux médias imprimés. Donc surement un de responsables du CanWest News Service a lu l'article et l'a approuvé — quelqu'un dont le rectificatif serait fort utile pour la réputation de la CanWest Global.
|
|